La ville comme récit sans intrigue
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- Argument de l'annotation
- Strolling Cities ne possède ni héros stable ni chaîne causale comparable au récit classique. Sa racontabilité vient plutôt d’une transformation perceptible: une parole poétique entre dans le dispositif, puis la ville se métamorphose. La distinction de Marie-Laure Ryan entre narrativité et simple représentation aide à situer l’œuvre sur un continuum: le projet présente peu d’événements fictionnels, mais organise un monde changeant, une temporalité et un déplacement cognitif. Dans la vidéo officielle, le syuzhet est construit par la succession des neuf villes et par les intermezzi de Calvino; la fabula demeure minimale — une traversée imaginaire de l’Italie pendant laquelle les paysages répondent aux mots. Dans l’interface, la séquence est davantage procédurale: chaque saisie de l’utilisateur·ice produit une micro-variation et rend le parcours potentiellement infini. McAllister montre que la poésie visuelle peut déployer des degrés de narrativité sans adopter la narration littéraire conventionnelle; ce cadre explique pourquoi les collisions entre texte, voix et image sont ici plus structurantes qu’une intrigue. Ce que l’œuvre rend possible est un récit urbain performé, où décrire devient transformer. Elle invisibilise cependant les récits sociaux continus — habitant·es, conflits, usages et histoires — au profit d’une ville essentiellement atmosphérique. L’écart entre reconnaissance du lieu et absence d’action humaine devient donc sa tension narrative centrale: la ville paraît vivre, mais sans les vies qui la constituent.
- Le contenu à relier (ressource physique, actant, conceptuelle)
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Déambulations urbaines
- E-mail de la personne ayant créé cette relation / annotation
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Anjara Mamisoa Rafidison
- Media
Strolling cities.mp4
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| Title | Class |
|---|---|
Déambulations urbaines |
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