Une histoire de cambriolage dans un cadre de techno soins
Item
- titre du projet
- Une histoire de cambriolage dans un cadre de techno soins
- Nom de l'artiste
-
Keven Laporte
- Genre de l'oeuvre
- Comédie dramatique de cambriolage dans un futur proche
- durée de l'oeuvre
- 89 minutes
- Courte description du projet artistique
- Un récit linéaire construit sur la superposition de deux intrigues, une trame domestique de perte d'autonomie et une trame criminelle de préparation et d'exécution de vols. Le film emprunte la structure du récit de cambriolage, repérage, planification, exécution puis complication policière, et l'installe dans un cadre de soin à domicile. Le déclin cognitif du personnage principal n'est pas seulement un sujet, il est un ressort d'intrigue, puisqu'il rend le récit incertain et déclenche la crise finale. Les personnages secondaires occupent des positions bien distinctes, un fils qui achète le robot, une fille qui conteste cet acte, une bibliothécaire courtisée et un riche promoteur qui sert de cible.
- Enjeux et/ou intrigues
- Deux intrigues se superposent. Une trame domestique, celle de Frank, un ancien cambrioleur, dont les capacités cognitives déclinent et à qui son fils impose un robot d'assistance. Une trame criminelle, née du fait que la machine ignore toute juridiction. Frank en fait un complice. Ils volent d'abord un livre ancien à la bibliothèque, puis les bijoux d'un couple fortuné. Les deux trames sont solidaires, l'activité illégale devenant le traitement thérapeutique que la machine réclamait. La crise éclate quand la mémoire du robot devient une preuve exploitable par la police pour coincé Frank.
- Personnages
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Frank Weld, ancien cambrioleur spécialisé dans les bijoux.
Le Robot, assistant de soin, voix de Peter Sarsgaard, interprété physiquement par Rachael Ma.
Hunter Weld, fils avocat et acheteur du robot.
Madison Weld, fille de Frank.
Jennifer, bibliothécaire et ex-femme de Frank.
Jake Finn, promoteur chargé de transformer la bibliothèque. - Contenues extérieurs (culturel, journalistique, etc.)
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El ingenioso hidalgo don Quixote de la Mancha
- Structure syntagmatique (Metz)
- Cinq grands blocs. Une exposition qui installe la routine, les larcins et la bibliothèque menacée. L'arrivée du robot et le refus, suivis du basculement lorsque Frank découvre la faille juridique. Un premier vol à la bibliothèque, court, qui sert de mise en bouche. Un second bloc de cambriolage, entièrement construit sur les étapes canoniques du genre, repérage, planification, exécution. Enfin le bloc d'enquête et de la crise qui conduit à l'effacement puis à l'épilogue en établissement de soin. Les segments alternent régulièrement entre scènes domestiques étirées et séquences d'action plus découpées.
- Fabula vs Syuzhet (Bordwell)
- L'ordre des événements est linéaire, mais le syuzhet opère une rétention majeure. L'identité de la bibliothécaire est dissimulée puis révélée tardivement, alors que plusieurs indices ont été semés, tel que la mention que la mère qui possède déjà un robot et d'une rousse dont Frank a oublié le nom, deux caractéristiques de la bibliothécaire. L'écart entre fabula et syuzhet ne porte donc pas sur la chronologie mais sur la distribution du savoir. Le film exploite la défaillance mémorielle de son personnage comme procédé narratif, ce que Frank ignore devenant le matériau de ce que le récit retient.
- Régime modal (Ryan)
- Monde spéculatif réaliste, situé dans un futur proche non daté. Les règles du monde sont celles du nôtre, à quelques objets près, robots de soin domestiques, assistants automatisés, téléphones et tablettes redessinés, bibliothèque en voie de numérisation. Aucune rupture physique ni technologique majeure, aucune dystopie ou utopie déclarée. Le régime tient donc du présent légèrement décalé plutôt que de l'anticipation pur.
- Racontabilité (Ryan)
- Trois tensions rendent l'histoire racontable. Un dispositif conçu pour surveiller devient l'instrument d'une transgression, le soin produisant ce qu'il devait empêcher. Un homme qui perd la mémoire s'associe à une machine qui se souvient de tout, jusqu'à ce que cette mémoire le menace. Et il courtise sans le savoir la femme avec qui il a partagé sa vie, ce qui donne au récit son ironie et sa charge mélancolique. S'y ajoute le décalage de ton d'un film de cambriolage mené par un vieillard et un robot ménager.
- Focalisation (branigan et als.)
- Focalisation interne dominante sur Frank. Le récit reste attaché à lui, et son déclin cognitif fait de sa perception un filtre peu fiable, ce qui rapproche le dispositif d'une focalisation restreinte plutôt qu'omnisciente. Les autres personnages ne sont connus que par ce qu'il en voit.
- Hypotextes et Adaptations
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La principale filiation du film est cinématographique. Jake Schreier déclare que son long métrage doit davantage à Ronin, de John Frankenheimer, qu'à toute autre référence, et précise avoir reproduit presque plan par plan la scène du verre lancé entre Robert De Niro et Stellan Skarsgård. Cette dette porte sur la mise en scène et sur les codes du film de casse, non sur l'intrigue.
Le robot, quant à lui, ne dérive d'aucune figure de fiction. Sa conception s'inspire directement des robots de soin développés au Japon, donc d'un modèle technique réel plutôt que d'un précédent narratif.
- Media
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| Title | Class |
|---|---|
Robot & Frank |
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