Automation Makes Us Dumb
Item
- Titre du média
- Automation Makes Us Dumb
- Auteur du média, cinéaste, interviewé, photographe, graphiste, développeur, animateur, journaliste, etc.
- Nicholas Carr
- Résumé
-
Cet essai grand public, paru dans la section The Saturday Essay du Wall Street Journal, soutient que le recours croissant à l'automatisation informatique érode les habiletés et le jugement des personnes qui exercent des métiers qualifiés.
L'auteur part d'un constat sur l'état de la technique. L'intelligence artificielle est arrivée, écrit-il en 2014, et les ordinateurs d'aujourd'hui savent percevoir leur environnement, démêler des problèmes complexes, formuler des jugements subtils et apprendre de l'expérience. Devenus capables d'analyse et de décision, les logiciels ont quitté l'usine pour gagner le travail de bureau et prennent en charge des tâches de savoir longtemps réservées à des personnes hautement formées.
Sa thèse est que cette prise en charge a un coût que la célébration de l'automatisation ne compte pas. Les habiletés qui ne sont plus exercées s'affaiblissent, et les personnes qui laissent la machine décider à leur place perdent progressivement la capacité de le faire elles-mêmes. L'auteur illustre le phénomène par plusieurs domaines, dont l'aviation, où la conduite automatisée du vol a réduit la pratique manuelle des équipages et, avec elle, leur aptitude à reprendre les commandes lorsque la situation l'exige. Il en tire l'idée que la déqualification touche désormais des professions que l'on croyait à l'abri.
Il refuse toutefois de conclure à un rejet de l'automatisation. Sa position est qu'il existe un point d'équilibre à trouver, et que le maintien d'une part d'activité humaine dans les procédés sert à la fois la conservation des habiletés et la capacité d'invention. Il conclut que si nous laissons nos propres compétences se dissiper en nous en remettant trop à l'automatisation, nous nous rendrons moins capables, moins résilients et plus assujettis à nos machines, et que nous construirons un monde mieux adapté aux robots qu'à nous-mêmes.
L'essai reprend et condense les thèses de l'ouvrage de l'auteur The Glass Cage: Automation and Us, paru chez Norton la même année. L'illustration qui l'accompagne montre des robots occupant des postes de travail en cabines, tandis que les quelques personnes présentes se tiennent devant des écrans. - Date de publication
- 2014-11-21
- Maison d'édition, nom du site Web ou de la plateforme, studio, l'entité qui publie ou produit le média
- The Wall Street Journal
- Format, type de document (ex: image, schéma, publication textuelle, vidéo, logiciel, application mobile, etc.)
- Article de presse
- Le matériel ou le support physique d'un média (ex: huile sur toile, enregistrement sonore, etc.)
- Numérique
- Collection
- The Saturday Essay
- abstract
-
Cet essai grand public, paru dans la section The Saturday Essay du Wall Street Journal, soutient que le recours croissant à l'automatisation informatique érode les habiletés et le jugement des personnes qui exercent des métiers qualifiés.
L'auteur part d'un constat sur l'état de la technique. L'intelligence artificielle est arrivée, écrit-il en 2014, et les ordinateurs d'aujourd'hui savent percevoir leur environnement, démêler des problèmes complexes, formuler des jugements subtils et apprendre de l'expérience. Devenus capables d'analyse et de décision, les logiciels ont quitté l'usine pour gagner le travail de bureau et prennent en charge des tâches de savoir longtemps réservées à des personnes hautement formées.
Sa thèse est que cette prise en charge a un coût que la célébration de l'automatisation ne compte pas. Les habiletés qui ne sont plus exercées s'affaiblissent, et les personnes qui laissent la machine décider à leur place perdent progressivement la capacité de le faire elles-mêmes. L'auteur illustre le phénomène par plusieurs domaines, dont l'aviation, où la conduite automatisée du vol a réduit la pratique manuelle des équipages et, avec elle, leur aptitude à reprendre les commandes lorsque la situation l'exige. Il en tire l'idée que la déqualification touche désormais des professions que l'on croyait à l'abri.
Il refuse toutefois de conclure à un rejet de l'automatisation. Sa position est qu'il existe un point d'équilibre à trouver, et que le maintien d'une part d'activité humaine dans les procédés sert à la fois la conservation des habiletés et la capacité d'invention. Il conclut que si nous laissons nos propres compétences se dissiper en nous en remettant trop à l'automatisation, nous nous rendrons moins capables, moins résilients et plus assujettis à nos machines, et que nous construirons un monde mieux adapté aux robots qu'à nous-mêmes.
L'essai reprend et condense les thèses de l'ouvrage de l'auteur The Glass Cage: Automation and Us, paru chez Norton la même année. L'illustration qui l'accompagne montre des robots occupant des postes de travail en cabines, tandis que les quelques personnes présentes se tiennent devant des écrans.
- Media
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