Déambulations urbaines

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Title
Déambulations urbaines
Date de création
2021
Synopsis du récit artistique
Pendant les confinements de 2020–2021, des étudiant·es et collaborateur·ices ont photographié à pied des villes italiennes selon un protocole visant des vues urbaines ordinaires et évitant la seule iconographie touristique. Le corpus, décrit officiellement comme composé de millions d’images et estimé à deux millions dans l’entretien de Fast Company, sert à entraîner un modèle génératif conçu par Mauro Martino et Luca Stornaiuolo. Le système Voice-to-City, présenté par Martino comme une variation de StyleGAN + CLIP, associe les entrées verbales aux formes apprises et produit des «video-paintings» en mouvement continu. La vidéo de Biennale fait entendre des textes consacrés à neuf villes et des intermezzi tirés des Villes invisibles d’Italo Calvino, lus par Federica Fracassi et Michele Di Mauro. Le site permet aussi de générer des paysages à partir d’expressions textuelles. Le projet ne raconte donc pas une intrigue unique: il agence une traversée audiovisuelle où la parole réoriente un espace latent construit à partir de traces photographiques urbaines.
Artistes principaux, cies
Mauro Martino
Question centrale mis en jeu par l'oeuvre
Comment la traduction générative de paroles poétiques en paysages urbains mouvants reconfigure-t-elle l’expérience et le récit des villes italiennes, tout en révélant les choix, exclusions et limites du corpus qui rend cette reconfiguration possible?
Position de l'IA/Technologie au sein de l'oeuvre
L’IA est située dans l’architecture du dispositif plutôt que représentée comme personnage. Elle transforme concrètement un corpus photographique local en images mouvantes et relie des entrées verbales aux formes visuelles au moyen de Voice-to-City, décrit comme une variation de StyleGAN + CLIP. Son autonomie est bornée: elle produit des sorties imprévisibles, mais dépend du corpus, du modèle, des textes, du montage et des gestes de l’utilisateur·ice. Elle est visible par ses effets — morphing, ambiguïtés, anomalies — mais demeure infrastructurelle et partiellement opaque dans son fonctionnement. Sa fonction narrative est de convertir la parole en variation spatiale; elle n’évolue pas comme un personnage conscient. La relation aux humains est une co-création asymétrique: l’humain cadre et sollicite, le modèle calcule et surprend. La relation à l’architecture est directe, puisque les rues et façades sont à la fois données d’entraînement, matériau visuel et monde généré.
Domaines du récit
Art et Culture
Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
Créativité humaine vs créativité artificielle
Auctorialité et attribution des œuvres générées par IA
Authenticité et originalité des productions assistées par IA
Travail créatif invisible et exploitation des corpus
Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
Nouvelles formes d'expression artistique
Augmentation des capacités créatives humaines
Collaboration humain-machine
Démocratisation du savoir et de l'accès
Extension des capacités intellectuelles
Figures de l'IA
L'IA comme créateur
L'IA comme partenaire
L'IA comme infrastructure
L'IA comme boîte noire
Cadrages idéologiques
Utopisme numérique
Techno-solutionnisme
Éthique et responsabilité
Neutralité algorithmique (l'IA présentée comme objective)
Posthumanisme
Effets sur le spectateur /public
Émerveillement / fascination
Nostalgie
Ambivalence
Risques et mises en garde
Opacité algorithmique et déficit de transparence
Biais algorithmiques et discriminations
Travail invisible et exploitation des données
Homogénéisation culturelle et appauvrissement créatif
Empreinte énergétique et carbone
Media
R.jpg

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La poésie comme commande et comme résistance
La ville comme récit sans intrigue
Marcher immobile dans une ville qui avance

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