archive urbaine et institutionnelle recomposée en flux continu
Item
- titre du projet
- archive urbaine et institutionnelle recomposée en flux continu
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Anjara Mamisoa Rafidison
- Nom de l'artiste
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Anjara Mamisoa Rafidison
- Date de production
- 2019
- Genre de l'oeuvre
- Installation immersive d'art génératif fondée sur un fonds d'archives (photographies urbaines, collection muséale, ou photographies naturalistes)
- Courte description du projet artistique
- Cet ensemble regroupe les variantes de la série qui traitent un corpus documentaire identifiable comme matière première : Machine Hallucination — NYC (plus de 100 millions de photographies de New York issues des réseaux sociaux), Unsupervised (138 151 œuvres de la collection du MoMA) et Nature Dreams (plus de 300 millions de photographies de la nature). Sa fonction narrative est de mettre en scène la mémoire collective d'une ville, d'une institution ou d'un règne naturel comme matériau soumis à une réinterprétation perpétuelle par la machine, plutôt que de raconter une histoire linéaire. Il se distingue de l'ensemble 1 en ce qu'il dépend directement du contenu spécifique d'un jeu de données nommé et documenté, et de l'ensemble 3 en ce qu'il porte sur une collection d'images plutôt que sur l'architecture elle-même comme sujet. Sa relation à l'espace est celle d'un espace d'exposition (chambre immersive, salle muséale) transformé en chambre de résonance de la mémoire collective ; sa relation à la technologie est celle d'un modèle génératif (StyleGAN2 ADA pour Unsupervised) qui rejoue indéfiniment le contenu de l'archive sans jamais le répéter à l'identique.
- Enjeux et/ou intrigues
- L'enjeu est de re-présenter, sous forme sensorielle continue, l'intégralité d'un fonds documentaire (ville, musée, nature) comme objet inépuisable de recomposition. Élément principal : la tension entre exhaustivité de l'archive numérisée et infinité des recombinaisons visuelles générées ; élément secondaire : la valorisation institutionnelle du fonds source (musée, ville, biodiversité).
- Structure syntagmatique (Metz)
- La succession des images génératives ne suit pas un montage syntagmatique au sens de Metz (pas de syntagmes narratifs, descriptifs ou alternés organisés selon une intrigue), mais une logique combinatoire continue proche de ce que la théorie des bases de données (Manovich) qualifie de paradigme rendu explicite plutôt que de syntagme narratif implicite.
- Régime modal (Ryan)
- Régime proche du monde possible actualisé à partir d'un monde réel documenté (les photographies existent réellement), mais recomposé de façon aléatoire et non référentielle par le modèle : un monde « quasi-réel dérivé », ni pleinement fictionnel ni pleinement documentaire.
- Racontabilité (Ryan)
- L'œuvre est racontable comme dispositif (« une IA rejoue en continu l'archive de telle ville ou tel musée »), mais peu racontable en termes d'événements internes, faute de succession causale entre les images générées.
- Niveaux de narration / récits enchâssés / métalepse / mise en abyme (Branigan et als.))
- Une forme de mise en abyme documentaire est identifiable : l'archive photographique d'une collectivité (habitants de New York, œuvres du MoMA) devient elle-même le matériau visuel de l'œuvre qui la représente, de sorte que l'archive se regarde recomposer elle-même en temps réel.
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| Title | Class |
|---|---|
Machine Hallucinations |
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