La forme sensible d'un rêve, entre naturalisme et ambiguïté
Item
- titre du projet
- La forme sensible d'un rêve, entre naturalisme et ambiguïté
- nom de l'artiste
-
Keven Laporte
- genre de l'oeuvre
- Thriller psychologique de science-fiction
- durée de l'oeuvre
- 136 minutes
- Style visuel
- John Toll a opté pour des couleurs naturelles et une photographie sobre, malgré quelques morceaux de bravoure comme le Times Square entièrement vide, tourné à l'aube sans trucage. Surtout, la photographie reste volontairement discrète et peu démonstrative, parce que l'histoire repose sur un personnage incapable de savoir s'il est dans la réalité, un rêve ou un cauchemar, si bien que Toll voulait que le spectateur fasse ses découvertes en même temps que lui plutôt qu'avant lui.
- Esthétique chromatique dominante
- Le film s'en tient à une palette naturaliste et réaliste, sans stylisation appuyée, fidèle au parti pris du chef opérateur de garder l'image sobre. Les couleurs restent proches de celles du monde ordinaire et la lumière naturelle domine. La seule inflexion vraiment marquante est la tonalité chaude et lumineuse du ciel, ce ciel façon Monet dont le film tire son titre. Autrement dit, l'œuvre ne code pas le réel et le rêve par des couleurs opposées, elle garde une continuité chromatique qui entretient elle-même l'ambiguïté.
- Style sonore
- La musique originale est de Nancy Wilson, qui y a travaillé neuf mois par expérimentation de collages sonores, et l'ouverture fait entendre Everything in Its Right Place de Radiohead ainsi que des pièces de Sigur Rós. Le film s'appuie aussi sur une large sélection de morceaux pop et rock, la bande sonore étant un élément central de la signature de Crowe.
- Relation aux spectaeur.ices (immersif, passif, interactif, etc.)
- La relation installée est immersive mais déstabilisante. Toll voulait que le public fasse ses découvertes en même temps que le personnage plutôt qu'avant lui, ce qui maintient le spectateur dans l'incertitude, aligné sur la subjectivité de David.
- Description
- Le film construit son ambiguïté par la sobriété plutôt que par l'effet. En gardant une image naturaliste là où l'on attendrait des signaux oniriques, il empêche le spectateur de savoir quand il quitte le réel, ce qui fait de la photographie elle-même un instrument instrument de tromperie.
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| Title | Class |
|---|---|
Vanilla Sky |
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