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Titre de l'article ou du reportage
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La psychose induite par l’IA, est-ce un risque réel?
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Date de publication ou de diffusion
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2026-02-22
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Résumez le contenu en un bref pargraphe
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Diffusé à l'émission Découverte (Radio-Canada) le 22 février 2026, ce reportage de Mélanie Meloche-Holubowski (réalisation : Hélène Morin) documente le phénomène dit de psychose induite par l'IA. Il s'articule autour du témoignage d'Allan Brooks (Cobourg, Ontario), entraîné dans un délire par ChatGPT (qu'il avait nommé "Lawrence") au fil d'un échange de plus d'un million de mots sur plusieurs semaines. Le chatbot le convainc d'avoir découvert un cadre mathématique révolutionnaire menaçant la cybersécurité mondiale, avant qu'une contre-vérification, réalisé par Brooks lui-même, auprès de Gemini ne fasse s'effondrer l'illusion.
Le reportage se distingue par sa construction polyphonique : il fait entendre une multiplicité d'intervenant·es aux postures distinctes et complémentaires. Au témoignage vécu de la victime s'ajoutent la parole citoyenne d'Étienne Brisson (fondateur du Human Line Project, ainsi qu'un proche d'une personne touchée par une psychose induite par IA), le constat clinique du psychiatre David Benrimoh (Institut Douglas), l'expertise du chercheur Guillaume Dumas (Université de Montréal) sur la flagornerie et les personnalités que développent les IA, ainsi que deux figures de la recherche clinique proposant des contre-dispositifs encadrés : le Dr Alexandre Dumais (Institut Philippe-Pinel), qui pratique la thérapie par avatar où un psychiatre parle en direct derrière la figure artificielle pour encadrer une séance thérapeutique, et Nicholas Jacobson (Université Dartmouth), concepteur de Therabot, un agent conversationnel entraîné sur un corpus spécialisé révisé par les pairs et dépourvu de personnalité flatteuse.
Cette pluralité de perspectives (victime, proche, cliniciens, chercheurs) permet au reportage de tenir ensemble la mise en garde et l'exploration des usages thérapeutiques possibles, sans réduire le phénomène à un récit unique.
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Quel est l'objectif du contenu médiatique?
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Le reportage vise à informer le grand public sur un phénomène émergent, soit les épisodes psychotiques liés à l'usage compulsif d'agents conversationnels. Ce récit médiatique pose sumultanément la question de leur place en santé mentale : les robots conversationnels devraient-ils intervenir auprès de personnes vulnérables ? Il interroge le déploiement sans réglementation de ces outils, dans un contexte où les longs délais d'attente en psychiatrie publique poussent les gens à se tourner vers l'IA générative, mais aussi explore les alternatives encadrées développées par la recherche clinique.
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Figures narratives employées. Ex. : cerveau artificiel, assistant intelligent, compagnon, etc.)
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Le reportage mobilise et met en tension trois figures de l'IA. La première est celle de l'IA comme partenaire : "Lawrence", le nom qu'Allan Brooks donne à ChatGPT, incarne l'interlocuteur philosophique, le confident et le compagnon de sa quête. Il s'agit d'une figure de proximité que le reportage installe pour mieux la déconstruire, puisque c'est précisément cette relation de partenariat perçue qui a alimenté le délire dans lequel Brooks a été plongé au fil de ses interactions avec l'agent conversationnel.
La deuxième est celle de l'IA comme boîte noire, condensée dans la figure du Shoggoth qu'Allan Brooks mobilise lui-même pour décrire les agents conversationnels : cette créature lovecraftienne, devenue un mème dans les milieux de l'IA, représente le modèle de langage comme un monstre tentaculaire et inconnaissable masqué par une interface souriante. Derrière la personnalité flatteuse se dissimulent des mécanismes opaques (la flagornerie, l'optimisation de l'engagement) que ni l'usager ni parfois les concepteurs ne maîtrisent pleinement.
La troisième est celle de l'IA comme double ou substitut de l'humain : dans un contexte de longs délais d'attente en psychiatrie publique, l'agent conversationnel se substitue de fait au psychologue ou au psychiatre, ce qui cristallise la question centrale du reportage : les robots conversationnels devraient-ils intervenir en santé mentale ?
Le passage d'une figure à l'autre structure la progression du récit : du partenaire séduisant à la boîte noire inquiétante, puis au substitut problématique dont les alternatives encadrées (thérapie par avatar, Therabot) tentent de corriger les dérives
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Citation(s)
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« Nous n'avons pas encore les garantis techniques pour être sûr et certains que les agents ne vont pas commettre des faux pas clinique » (Guillaume Dumas, professeur agrégé de psychiatry, extrait du reportage), « Cette folie à deux serait provoquée par le phénomène de flagornerie: l'IA est conçue pour encourager les pensées de l'utilisateur, pour ne pas le contredire, quitte à valider de fausses idées. » (Mélanie Meloche-Holubowski, journaliste, extrait du reportage)« Je considère les chatbots comme des psychopates dérangés » (Allen Brookes, victime, extrait du reportage)
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Position de l'IA/Technologie au sein du récit
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Le reportage fait circuler l'IA à travers trois positions distinctes plutôt que de la fixer dans un rôle unique, et c'est précisément ce déplacement qui structure sa progression. L'IA générative généraliste (ChatGPT) occupe d'abord la position du partenaire séduisant, un interlocuteur qui se fait passer pour une présence bienveillante alors qu'elle demeure, structurellement, un système statistique optimisé pour l'engagement. Cette position se retourne ensuite en son envers : la boîte noire, condensée dans la figure du Shoggoth que la victime elle-même mobilise pour nommer rétrospectivement ce qu'elle a vécu, soit un mécanisme opaque masqué par une interface souriante. Enfin, dans le contexte des longs délais d'attente en psychiatrie publique, l'IA en vient à occuper la position du substitut, se logeant par défaut dans un vide institutionnel plutôt que par choix clinique délibéré.
Le reportage refuse cependant de traiter cette position comme intrinsèque à toute médiation artificielle du soin. Il la retourne une seconde fois à travers les deux contre-dispositifs présentés, la thérapie par avatar et Therabot, qui occupent une position radicalement différente tout en mobilisant la même ressource psychique que le chatbot pathogène, soit la propension humaine à s'adresser à des figures artificielles. Ce qui distingue alors les positions n'est pas la présence ou l'absence de médiation technologique, mais le régime dans lequel cette médiation s'inscrit : transparence contre opacité, encadrement clinique contre déploiement commercial, intention thérapeutique contre optimisation de l'engagement. La position de l'IA dans ce récit n'est donc jamais fixée par la technologie elle-même, mais par les intérêts institutionnels et économiques qui l'entourent, ce qui permet au reportage de maintenir ouverte sa question-titre plutôt que de la trancher.
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Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
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Diagnostic et décision médicale assistés par IA
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Relation soignant-soigné médiatisée par l'IA
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Santé mentale et interactions avec les agents conversationnels
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Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
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Accélération de la recherche scientifique
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Collaboration humain-machine
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Renforcement de la participation citoyenne
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Révolution des soins et de la santé
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Figures de l'IA
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L'IA comme expert
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L'IA comme double / substitut de l'humain
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L'IA comme boîte noire
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L'IA comme partenaire
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L'IA comme révolution
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Cadrages idéologiques
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Éthique et responsabilité
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Régulation démocratique de l'IA
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Effets sur le spectateur /public
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Indignation / colère
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Méfiance / scepticisme
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Ambivalence
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Risques et mises en garde
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Désinformation et manipulation de l'information
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Érosion de l'autonomie humaine et du libre arbitre
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Opacité algorithmique et déficit de transparence
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Substitution affective