Tokyo Sympathiy Tower

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Title
Tokyo Sympathiy Tower
Date de création
2025
Synopsis du récit artistique
Le roman se déroule dans un Tokyo contemporain légèrement uchronique, où les Jeux olympiques de 2020 se sont tenus comme prévu au nouveau Stade national conçu par Zaha Hadid — un détail qui ancre d'emblée le récit dans une critique de l'architecture spectaculaire et de ses controverses. Dans ce contexte, un projet de prison-tour de grande hauteur voit le jour sur le terrain voisin du jardin Shinjuku Gyoen.

La protagoniste, Sara Machina, est l'architecte de cette tour, baptisée «Sympathy Tower Tokyo» selon une logique euphémistique: les détenus y sont désignés comme Homo miserabilis (« dignes de compassion »), une catégorie qui requalifie le criminel en victime sociale devant recevoir une existence confortable et débarrassée de toute forme de discrimination. Le récit progresse par les monologues intérieurs de Sara et met également en scène Takuto Tōjō, son compagnon de quinze ans son cadet, employé dans une boutique de luxe à Omotesandō. [Fait] Sara s'appuie sur des échanges avec un chatbot IA pour nourrir sa réflexion architecturale et langagière — c'est là que la dimension métatextuelle du roman rejoint son dispositif d'écriture réel, puisque Qudan a elle-même déclaré avoir conçu certains passages du roman à partir de conversations verbatim avec ChatGPT, une révélation qui a suscité une controverse médiatique importante au Japon et à l'étranger.
Artistes principaux, cies
Rie Qudan
Crédits complets
Traduit par Mathilde Tamae-Bouhon
Question centrale mis en jeu par l'oeuvre
Dans quelle mesure Sympathy Tower Tokyo met-il en scène l'IA générative non comme simple outil ou personnage, mais comme un opérateur de redéfinition du langage et de l'espace, brouillant la frontière entre discours humain et discours machinique, et entre architecture punitive et architecture rédemptrice ?
Domaines du récit
Art et Culture

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