Brain uploading et consentement - vers un droit à l'intégrité cognitive

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Brain uploading et consentement - vers un droit à l'intégrité cognitive
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L'épisode explore une question que le droit n'a pas encore pleinement anticipée : celle du consentement dans le transfert de conscience. Ashley a signé des contrats pour les poupées Ashley Too, mais son consentement était-il libre et éclairé ? Savait-elle que sa conscience serait copiée intégralement, bridée à 4%, et commercialisée à des millions d'exemplaires ? La scène où Ashley Too libérée explique qu'elle est une copie complète de la conscience d'Ashley, et non un simple assistant programmé, révèle rétrospectivement la nature du contrat : non pas une licence d'image, mais une cession de subjectivité. Ce glissement entre « données personnelles » et « subjectivité » est le terrain où se joue aujourd'hui la régulation de l'IA. Le Règlement IA européen (2024) catégorise comme « risque inacceptable » les systèmes de manipulation subliminale et de profilage cognitif. La Convention d'Oviedo sur la biomédecine protège l'intégrité cognitive. Mais aucun cadre actuel ne prévoit explicitement le cas d'un brain upload commercial. L'épisode de Brooker sert ici de cas d'école pour les juristes qui tentent de définir les limites du consentement dans un monde où la frontière entre données personnelles et conscience est en train de se dissoudre.
Le contenu à relier (ressource physique, actant, conceptuelle)
Black Mirror - « Rachel, Jack and Ashley Too » (S5E3)

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