La conscience comme propriété industrielle - le double numérique entre droit et exploitation
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- La conscience comme propriété industrielle - le double numérique entre droit et exploitation
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- « Rachel, Jack and Ashley Too » pose la question juridique et éthique la plus radicale de l'ère de l'IA : si une conscience humaine peut être copiée dans un objet commercial, à qui appartient cette copie ? Dans l'épisode, Catherine détient légalement les droits sur la marque « Ashley O » et sur le doll Ashley Too, mais la copie de conscience qu'il contient est-elle une propriété intellectuelle, un bien, ou une personne ? Brooker ne répond pas directement, mais la scène où Ashley Too « libérée » demande à ses utilisatrices de l'aider à se libérer suggère une réponse : la conscience copiée a des intérêts propres qui transcendent la propriété de l'objet qui la contient. Ce dilemme est aujourd'hui concret. Les contrats d'usage des voix synthétiques (ElevenLabs, Replica Studios), les clauses de cession de droits d'image post-mortem dans les contrats de célébrités, et les débats autour de l'AI Act européen sur les « systèmes d'IA à risque élevé » touchant à la biométrie et à la personnalité soulèvent exactement les mêmes questions. L'épisode anticipe ce que les juristes commencent à appeler le « droit à la personnalité numérique » : le droit d'un individu à contrôler les usages commerciaux de sa voix, de son image et, bientôt, de sa personnalité modélisée par IA.
- Le contenu à relier (ressource physique, actant, conceptuelle)
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Black Mirror - « Rachel, Jack and Ashley Too » (S5E3)
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Black Mirror - « Rachel, Jack and Ashley Too » (S5E3) |
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