L'esthétique satellite hybride: réalisme photographique recombiné
Item
- titre du projet
- L'esthétique satellite hybride: réalisme photographique recombiné
- nom de l'artiste
-
Anjara Mamisoa Rafidison
- Date de production
- 2016-11
- genre de l'oeuvre
- Art numérique génératif ; esthétique de l'image de synthèse à visée photoréaliste
- Style visuel
- Photoréalisme synthétique de fidélité moyenne, marqué par les artefacts caractéristiques des réseaux antagonistes génératifs de l'époque (2016-2017) : flou localisé, textures parfois répétitives, transitions ponctuellement incohérentes entre zones de l'image
- Esthétique chromatique dominante
- Palette héritée des données satellite réelles ayant servi à l'entraînement: bleus et verts pour la végétation et l'eau (canaux vénitiens notamment), beiges et gris pour le tissu urbain dense (Milan), bruns et ocres pour les collines et zones résidentielles diffuses (Los Angeles), ponctuée d'anomalies chromatiques locales dues au transfert de style entre villes.
- Textures dominantes
- Textures hybrides mêlant des motifs urbains distincts (canaux, toitures, voirie, parcelles agricoles ou boisées)
- Relation aux spectaeur.ices (immersif, passif, interactif, etc.)
- Posture d'exploration et de comparaison : le visiteur navigue dans une galerie web et compare les villes hybrides générées aux villes réelles qu'il connaît ou peut identifier, dans un rapport de fascination pour l'incertitude perceptive proche des enjeux de vraisemblance et d'illusion.
- Description
- Les caractéristiques sensibles de cet ensemble tiennent à l'imitation de la texture, de la résolution et de la palette de la photographie aérienne réelle, combinée à la recombinaison d'éléments stylistiques empruntés à plusieurs villes distinctes au sein d'une même image. Sa fonction dans l'expérience de l'œuvre est de produire un effet d'étrangeté familière (proche de l'*uncanny*) : l'image paraît crédible tout en représentant une configuration urbaine impossible. Sa relation à l'architecture ou à l'espace tient à la simulation d'un tissu urbain reconnaissable (rues, toits, canaux, parcelles végétalisées) sans que ce tissu corresponde à un référent géographique stable. Sa relation à l'IA ou au dispositif technique est directe : cette esthétique résulte du fonctionnement même du réseau antagoniste conditionnel (pix2pix), dont les artefacts caractéristiques de l'époque (flou local, textures répétitives, incohérences ponctuelles) demeurent visibles dans les images produites. Cet ensemble se distingue du second par son point de départ photoréaliste (image satellite recombinée) plutôt que graphique (croquis).
Linked resources
| Title | Class |
|---|---|
ml4a-invisible-cities |
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