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Titre de l'article, la conférence ou du rapport
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Quand l'intelligence artificielle générative transforme la santé
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Date de publication ou diffusion
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2025-12-11
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Résumez le document en un bref paragraphe (Type de technologies d'IA ?)
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Colloque hybride organisé par l'axe Santé durable de l'OBVIA, tenu le 11 décembre 2025 à HEC Montréal (salle GardaWorld) et sur Zoom, animé par Martin Cousineau, coresponsable de l'axe. Trois conférences se succèdent, chacune suivie d'une période de questions. Samuel Gareau-Lajoie (« L'IA générative et la pratique médicale ») présente les scribes IA en documentation clinique : fonctionnement, données des projets pilotes canadiens, bénéfices rapportés (temps de documentation réduit, contact rétabli avec le patient, baisse de l'épuisement professionnel) et risques (hallucinations, biais, zone grise réglementaire, exclusion de certains patients), en plaidant pour la co-conception et l'évaluation avant le déploiement à grande échelle. Christine Grou (« Amis virtuels ou faux amis : les robots conversationnels au service de la santé mentale ») dresse un portrait chiffré de l'usage des agents conversationnels comme soutien psychologique, distingue le soutien de la psychothérapie (activité réservée au Québec), passe en revue l'état de la littérature et formule la position de l'Ordre des psychologues : ni idéaliser ni diaboliser, encadrer par des balises réflexives. Tony Aubé (« L'intelligence artificielle au service des aînés vivant avec l'Alzheimer ») présente Amical, un compagnon conversationnel intégré à un téléphone à combiné destiné aux personnes atteintes de troubles cognitifs, son origine familiale, ses choix de conception et d'éthique, l'étude de 12 mois en cours dans des milieux d'hébergement québécois et sa vision de l'avenir des technologies d'assistance.
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Quel est l'objectif du document?
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Dresser un état des lieux de l'intégration de l'IA générative dans les pratiques de soin au Québec en croisant trois regards : celui d'un médecin de famille utilisateur des scribes IA, celui de la présidente d'un ordre professionnel sur les agents conversationnels en santé mentale et celui d'un entrepreneur développant un compagnon conversationnel pour les personnes aînées vivant avec l'Alzheimer. L'événement vise le transfert de connaissances vers un public mixte (communauté de recherche, milieux cliniques, grand public), la sensibilisation aux bénéfices et aux risques de ces dispositifs et l'alimentation de la réflexion sur leur encadrement, conformément à la mission de l'OBVIA d'éclairer les impacts sociétaux de l'IA au moyen d'une interrogation critique.
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Figures narratives employées. Ex. : cerveau artificiel, assistant intelligent, compagnon, etc.)
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Le colloque met en scène une IA à trois visages, dont l'agencement produit un récit d'ensemble prudemment optimiste. Chez Gareau-Lajoie, l'IA est un instrument de libération : elle retire au clinicien son « sac à dos de roches » administratif et lui redonne le regard, l'écoute et le temps, figure d'allègement contrebalancée par le mantra de la vigilance (« relisez, relisez, relisez ») qui maintient l'humain en position de responsable final. Chez Grou, l'IA est un ami ambigu : le titre même de sa conférence installe la figure du faux ami, disponible, flatteur et non jugeant, dont la bienveillance programmée simule l'intimité psychique sans en offrir les conditions ; la conférencière oppose à cette séduction la figure du jugement clinique irremplaçable. Chez Aubé, l'IA est un compagnon bienveillant et un membre suppléant de la famille : elle prend le prénom d'une amie, connaît l'histoire de vie, veille la nuit et prévient les proches, dans une continuité revendiquée avec l'animal robotique (l'« évolution du chat »), figure qui culmine dans la vision d'un « Jarvis » omniprésent accompagnant la perte d'autonomie. Les trois discours partagent un cadrage commun : l'arrivée de l'IA dans le soin est racontée comme inévitable (la socialisation avec l'IA est « probablement inévitable », l'adoption précède l'encadrement), le débat portant sur ses conditions plutôt que sur son principe.
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Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
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Diagnostic et décision médicale assistés par IA
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Relation soignant-soigné médiatisée par l'IA
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Santé mentale et interactions avec les agents conversationnels
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Position de l'IA/Technologie au sein du récit
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L'IA occupe la position d'objet central du colloque, mais son statut varie selon l'intervenant, ce qui constitue l'un des traits distinctifs de ce récit. Chez Samuel Gareau-Lajoie, elle est un instrument de travail au service du clinicien : le scribe écoute, transcrit et rédige, sans jamais décider ; la responsabilité clinique demeure entière chez la personne qui signe la note. Chez Christine Grou, elle est un interlocuteur ambigu, disponible et non jugeant, dont la capacité à susciter la confidence est réelle mais dont l'absence de jugement clinique et de métacognition la disqualifie comme thérapeute. Chez Tony Aubé, elle est un compagnon relationnel présent en continu auprès de personnes vulnérables, qui converse, rassure, surveille et alerte les proches, et dont la trajectoire annoncée est celle d'une infrastructure d'assistance omniprésente accompagnant la perte d'autonomie.
Ces trois positions partagent un même postulat : l'IA est déjà là et son adoption relève de l'inévitable, le débat portant sur ses conditions d'encadrement plutôt que sur son principe. Elle est présentée comme une réponse à des défaillances structurelles du système de santé, la surcharge administrative, l'accès limité aux services psychologiques et la pénurie de personnel en milieu d'hébergement, ce qui la place en position de suppléance : elle comble ce que le système ne fournit plus. Les voix des personnes concernées, patientes et surtout aînées, sont absentes du récit ; on parle d'elles sans qu'elles parlent.
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Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
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Collaboration humain-machine
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Démocratisation du savoir et de l'accès
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Productivité et automatisation des tâches
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Réduction des coûts et des erreurs humaines
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Révolution des soins et de la santé
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Figures de l'IA
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L'IA comme double / substitut de l'humain
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L'IA comme main d'oeuvre
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L'IA comme partenaire
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Cadrages idéologiques
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Déterminisme technologique
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Éthique et responsabilité
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Régulation démocratique de l'IA
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Techno-solutionnisme
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Effets sur les spectateur.ices / public
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Ambivalence
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Espoir / optimisme
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Méfiance / scepticisme
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Risques et mises en garde
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Surveillance et atteinte à la vie privée
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Biais algorithmiques et discriminations
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Érosion de l'autonomie humaine et du libre arbitre
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Opacité algorithmique et déficit de transparence
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Remise en cause de l'expertise humaine
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Substitution affective