Les angles morts des villes générées
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- Titre de la relation / annotation
- Les angles morts des villes générées
- Argument de l'annotation
- Crawford insiste sur le fait qu'aucun jeu de données n'est neutre: son origine, ses catégories et ses angles morts façonnent ce que le système peut «voir» et produire. Appliqué à Les villes invisibles, ce cadre invite à interroger la provenance des données mobilisées: les tuiles cartographiques et images satellite ont été collectées via Mapbox pour trois villes précises: Milan, Venise, et Los Angeles, trois métropoles occidentales bien couvertes par les infrastructures cartographiques commerciales. Le choix de ces villes, documenté factuellement, n'est assorti d'aucune justification méthodologique explicite dans les sources consultées; on peut cependant formuler l'hypothèse (non confirmée par les auteurs) que ce choix reflète une simple contrainte de disponibilité et de qualité des données plutôt qu'une intention représentative délibérée. Cette absence de justification est elle-même significative au regard du cadre de Crawford: elle illustre comment les projets d'art génératif de cette période (2016-2017) reproduisaient sans les interroger les asymétries d'infrastructure de données déjà présentes dans les services cartographiques commerciaux, invisibilisant de fait les zones du monde moins bien cartographiées. Le projet ne mentionne par ailleurs aucune réflexion sur le coût computationnel de l'entraînement de modèles distincts par ville, ni sur le travail (humain, souvent sous-traité) de collecte et d'étiquetage des données géographiques sous-jacentes aux plateformes utilisées.
- Le contenu à relier (ressource physique, actant, conceptuelle)
-
ml4a-invisible-cities
- E-mail de la personne ayant créé cette relation / annotation
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Anjara Mamisoa Rafidison
- Media
04.jpg
Linked resources
| Title | Class |
|---|---|
ml4a-invisible-cities |
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