ml4a-invisible-cities de Gene Kogan, Gabriele Gambotto, et Ambika Samsen
Item
- Title
- ml4a-invisible-cities de Gene Kogan, Gabriele Gambotto, et Ambika Samsen
- Genre du récit
- Architecture et espace urbain
- Date de création
- 2017
- Synopsis du récit artistique
- Le projet entraîne un réseau antagoniste génératif conditionnel (cGAN, architecture pix2pix) pour traduire des tuiles de cartes (map tiles) en images satellite génératives, avec des modèles distincts pour Milan, Venise et Los Angeles, permettant un « transfert de style » cartographique entre villes ainsi que la génération de villes imaginaires à partir de croquis dessinés à la main. Le projet revendique explicitement son inspiration dans Le città invisibili (1972) d'Italo Calvino, et cite un extrait du texte de Calvino sur la page du projet. L'outil technique sous-jacent est l'architecture pix2pix (traduction image-à-image par réseaux antagonistes conditionnels).
- Question centrale mis en jeu par l'oeuvre
- Comment le projet ml4a-invisible-cities mobilise-t-il l’IA générative pour transposer l’imaginaire urbain de Calvino, et que révèle cette transposition sur les façons de représenter, raconter et concevoir la ville ?
- Position de l'IA/Technologie au sein de l'oeuvre
- Le « récit » ici n'est pas une fiction narrative classique mais un dispositif de recherche-création qui se construit lui-même une mythologie via la citation de Calvino. L'IA n'y est pas un personnage antagoniste ni un outil neutre : elle est positionnée comme une machine à rêver — l'équipe dit explicitement vouloir produire des images « nouvelles, inexistantes mais réalistes », par un processus qu'elle compare à celui du rêve humain. Le réseau ne se contente pas d'exécuter une tâche de traduction d'image ; il « hallucine » (le mot est employé par les auteurs eux-mêmes à propos des bateaux fictifs apparus sur les canaux de Venise). L'IA occupe donc une position auctoriale et onirique : elle invente des mondes possibles à partir d'un simple gribouillis, faisant écho au geste de Marco Polo racontant des villes qui n'existent peut-être pas. Le rapport homme-machine y est présenté comme collaboratif et ludique plutôt que menaçant : l'humain dessine une intention cartographique minimale (une ligne = route, un aplat = eau...), la machine en tire un monde sensoriellement crédible.
- Intégrer un template Éléments esthétiques
- [Untitled]
- Intégrer un template Analyse critique - Annotation
- Créer la ville avec l’algorithme
- La carte ne montre pas la ville elle la construit
- De la ville racontée à la ville générée
- Les angles morts des villes générées
- Entre architecture-fiction et conception urbaine
- Domaines du récit
- Art et Culture
- Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
- Créativité humaine vs créativité artificielle
- Authenticité et originalité des productions assistées par IA
- Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
- Nouvelles formes d'expression artistique
- Augmentation des capacités créatives humaines
- Figures de l'IA
- L'IA comme créateur
- L'IA comme miroir de l'humanité
- Cadrages idéologiques
- Utopisme numérique
- Media
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| Title | Class |
|---|---|
| Créer la ville avec l’algorithme | |
| De la ville racontée à la ville générée | |
| Entre architecture-fiction et conception urbaine | |
| La carte ne montre pas la ville elle la construit | |
| Les angles morts des villes générées |
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