Analyse sociocritique - La ville comme espace social
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- Analyse sociocritique - La ville comme espace social
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Loin d'être de purs objets d'évasion poétique, les villes de Calvino peuvent être lues comme des figures allégoriques des contradictions de l'espace social contemporain. En s'appuyant sur la théorie lefebvrienne de la production sociale de l'espace et sur la lecture jamesonienne du postmodernisme comme logique culturelle du capitalisme tardif, Moosavinia et Baji (2018) proposent de voir dans les villes invisibles des projections d'« espaces sociaux », de « sites hétérotopiques » et d'« espaces dystopiques » — c'est-à-dire des lieux qui condensent, sous une forme onirique, les tensions réelles de l'urbanisation moderne : la marchandisation de l'espace, la démultiplication des identités urbaines, l'éclatement du lieu unique en une pluralité de strates superposées comme un palimpseste.
Cette lecture rompt avec l'image d'un Calvino purement fabuliste : les villes ne sont pas des refuges imaginaires détachés du monde, mais des symptômes textuels d'un « inconscient » spatial que le lecteur est appelé à déchiffrer, au même titre qu'un analyste déchiffre un rêve.
Pour les études urbaines et l'architecture, l'intérêt de ce cadrage est de politiser la question posée par l'IA générative : lorsqu'un outil transforme une ville de Calvino en image ou en maquette architecturale, produit-il un espace générique et lissé — proche du « non-lieu » décrit par la littérature critique sur la ville postmoderne — ou parvient-il, au contraire, à restituer les contradictions sociales que le texte cherchait précisément à figurer ? - Le contenu à relier (ressource physique, actant, conceptuelle)
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Les villes invisibles de Italo Calvino
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Anjara Mamisoa Rafidison
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Les villes invisibles de Italo Calvino |
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