Metropolis

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Title
Metropolis
Genre du récit
Cinéma
Date de création
1927
Synopsis du récit artistique
Dans une mégapole futuriste profondément divisée, les élites vivent dans le luxe tandis que les ouvriers, relégués sous terre, font tourner les machines qui soutiennent la ville. Freder, fils du dirigeant Joh Fredersen, découvre la misère du monde ouvrier après sa rencontre avec Maria, une jeune femme qui prêche la réconciliation. Redoutant son influence, Fredersen demande au savant Rotwang de créer un double robotique de Maria afin de manipuler les travailleurs. La fausse Maria provoque une révolte destructrice qui menace la cité. Finalement, Freder s’interpose entre son père et les ouvriers, devenant le médiateur entre la tête (les élites) et les mains (les ouvriers).
Artistes principaux, cies
Fritz Lang
Crédits complets
Réalisation : Fritz Lang

Scénario : Thea von Harbou & Fritz Lang

Direction de la photographie : Karl Freund & Günther Rittau

Architecture des décors : Otto Hunte, Erich Kettelhut, Karl Vollbrecht

Effets spéciaux (procédé Schüfftan) : Eugen Schüfftan

Création du Maschinenmensch : Walter Schulze-Mittendorff (sculpture du costume)

Musique originale : Gottfried Huppertz

Production : Erich Pommer / UFA (Universum Film A.G.)

Distribution principale :

Brigitte Helm (Maria / Maschinenmensch)
Alfred Abel (Joh Fredersen)
Gustav Fröhlich (Freder)
Rudolf Klein-Rogge (Rotwang)
Restauration (2010) : Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung, Museo del Cine Buenos Aires, NFSA Australie

Question centrale mis en jeu par l'oeuvre
Comment les récits et imaginaires autour de la machine artificielle construisent-ils et légitiment-ils un ordre social fondé sur la domination de classe, la manipulation politique et la substitution trompeuse de l'humain par la technique ?
Position de l'IA/Technologie au sein de l'oeuvre
Dans Metropolis, l'IA incarnée par le Maschinenmensch occupe une position d'instrument politique au service d'un rapport de domination de classe. Le robot n'est pas un sujet narratif doté d'une subjectivité propre, mais un outil, conçu par Rotwang à la demande de Fredersen, dont la seule fonction est de tromper. Il est le sujet central du film sans en être un acteur autonome, car il exécute, sans jamais décider.

Ce statut d'outil radical distingue fondamentalement le Maschinenmensch des représentations ultérieures de l'IA : là où le HAL 9000 de Kubrick développe des objectifs propres et où l'Ava de Garland élabore une stratégie d'émancipation, le robot de Lang exécute sans dévier. C'est précisément cette absence de subjectivité qui fonde son efficacité comme arme de manipulation, car il ne peut pas désobéir, douter, ou trahir son commanditaire. La menace ne vient pas de la machine, mais de ceux qui la contrôlent.
Réception critique
Accueilli de façon ambivalente à sa sortie et longtemps connu dans une version tronquée, Metropolis a progressivement été reconnu comme un chef-d’œuvre majeur, dont l’influence sur le cinéma de science-fiction demeure considérable.
listez les concepts et mots-clés
Automate
Science-fiction
Simulacre
Domaines du récit
Art et Culture
Figures de l'IA
L'IA comme double / substitut de l'humain
Cadrages idéologiques
Déterminisme technologique
Neutralité algorithmique (l'IA présentée comme objective)
Effets sur le spectateur /public
Ambivalence
Anxiété / peur
Méfiance / scepticisme
Risques et mises en garde
Concentration économique et monopoles technologiques
Désinformation et manipulation de l'information
Concentration du pouvoir et gouvernance antidémocratique

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Analyse épisthémique : Le deepfake prédigital
Analyse esthétique : Esthétique et dispositifs visuels
Analyse narrative : Structure narrative et expressionisme filmique
Analyse philosophique : Mythologie, philosophie politique et héritage culturel
Analyse sociopolitique : Le Maschinenmensch, le genre et la domination politique

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