Spillikin, A Love Story (éléments esthétiques)
Item
- titre du projet
- Spillikin, A Love Story (éléments esthétiques)
- nom de l'artiste
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Pipeline Theatre
- Médias (vidéo, photos, etc.)
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Spillikin a love story : Bande-annonce
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- Date de production
- 2015
- genre de l'oeuvre
- Théâtre
- durée de l'oeuvre
- 80 minutes
- Style visuel
- L'œuvre adopte un traitement visuel sobre et réaliste, organisé autour d'un intérieur domestique ordinaire, la maison de Sally. Cette esthétique du quotidien sert de toile de fond à un élément qui détonne, le robot humanoïde, dont la présence mécanique tranche avec l'environnement familier.
- Esthétique chromatique dominante
- L'œuvre repose sur un contraste chromatique entre deux registres. Le décor domestique et les images projetées baignent la scène dans des tonalités chaudes, tandis que le robot introduit un registre froid et artificiel, fait de plastique blanc, de métal et d'éclats lumineux de LED clignotantes. Cette opposition visuelle entre la chaleur de l'univers humain et la froideur du dispositif technique soutient le propos de la pièce.
- Textures dominantes
- e dispositif robotique au cœur de Spillikin, A Love Story est le RoboThespian, un automate humanoïde conçu et fabriqué par l'entreprise britannique Engineered Arts, partenaire de la production. Mesurant environ un mètre quatre-vingts, l'automate se distingue par un visage animé selon une technique de projection interne sur une coque de plastique blanc, qui autorise une gamme étendue d'expressions et une mobilité oculaire et faciale d'apparence humaine. La facture du robot ne dissimule pas sa nature mécanique : fils, charnières métalliques et diodes clignotantes demeurent visibles, exposant le dispositif technique plutôt que de le masquer sous une enveloppe mimétique. Cette visibilité assumée de la machine produit, selon plusieurs comptes rendus critiques, un effet de présence plus troublant qu'une ressemblance humaine parfaite, en donnant à voir un artefact réel et fonctionnel sur le plateau.
- Style sonore
- Le son occupe une place centrale dans l'œuvre, notamment à travers le chant. Sally et le robot interprètent un duo, décrit comme une sorte de langage secret, qui devient de plus en plus fragmenté à mesure que la mémoire de Sally se dégrade, faisant du motif chanté un écho sensible de la maladie. La pièce intègre par ailleurs de la musique live, et une bande sonore douce accompagne les changements de scène, contribuant à l'atmosphère feutrée et à la fluidité des transitions entre le présent et les retours en arrière.
- Présence/Absence de texte
- L'œuvre mobilise le texte à plusieurs niveaux. Le décor lui-même intègre une dimension textuelle signifiante : des notes autocollantes disposées sur les étagères, aide-mémoire qui perdent progressivement leur sens à mesure que la maladie de Sally progresse, et une bibliothèque dont les ouvrages disparaissent peu à peu au fil de la pièce. Le texte et l'écrit y fonctionnent ainsi moins comme un simple support d'information que comme une matérialisation de la mémoire qui s'efface.
- Relation aux spectaeur.ices (immersif, passif, interactif, etc.)
- L'œuvre s'inscrit dans un dispositif théâtral frontal classique, où le public occupe une position de spectateur au sens traditionnel, sans participation ni interaction directe avec le déroulement de la pièce. La relation au public repose néanmoins sur une tension particulière, liée à la présence d'un automate réel et fonctionnel sur le plateau, dont la faillibilité technique introduit une part d'imprévu propre au spectacle vivant.
- Temporalité de l'oeuvre (ralenti, en boucle, linéraire, etc.)
- Le rythme de l'œuvre repose sur une alternance entre deux temporalités, le présent de Sally âgée avec le robot et les retours en arrière sur sa relation avec Raymond, depuis leur rencontre adolescente jusqu'à la vieillesse. Cette structure fragmentée, faite d'allers-retours, est soutenue par des transitions fluides assurées par la projection et une bande sonore douce, qui lient les séquences entre elles. Le rythme épouse ainsi le fonctionnement de la mémoire, par bribes et associations, et reflète sensiblement la conscience défaillante du personnage principal.
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| Title | Class |
|---|---|
Spillikin, A Love Story |
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