PSEUDOMNESIA | The Electrician (principes esthétiques)
Item
- titre du projet
- PSEUDOMNESIA | The Electrician (principes esthétiques)
- nom de l'artiste
-
Boris Eldagsen
- Date de production
- 2022
- genre de l'oeuvre
- Promptographie, art génératif et art conceptuel
- Style visuel
- L’image mobilise délibérément les codes du portrait photographique des années 1940 (cadrage, composition, expressivité des visages) pour produire un effet de reconnaissance immédiate. Cette citation stylistique ne relève pas du simple pastiche : elle constitue une stratégie de légitimation visuelle. En s’inscrivant dans un régime esthétique historiquement associé à l’archive et à la mémoire familiale. Ainsi, l’image active un horizon d’authenticité.
- Esthétique chromatique dominante
- Le noir et blanc intégral fonctionne comme opérateur de temporalisation. La richesse des gris et la profondeur tonale simulent les qualités de la photographie argentique, renforçant l’inscription de l’image dans un passé plausible. L’absence de couleur agit ici comme un dispositif de crédibilisation archivistique : elle efface les indices de contemporanéité et stabilise l’image dans une historicité fictive.
- Textures dominantes
- Les textures (peau, cheveux, textiles) sont rendues avec une précision qui frôle le vraisemblable photographique, tout en laissant persister une légère instabilité perceptive. Une granularité diffuse évoque le grain argentique, mais sans jamais s’y confondre totalement. C’est dans cet entre-deux que se loge l’inquiétante étrangeté de l’image : une matérialité convaincante, mais qui résiste à une pleine naturalisation.
- Présence/Absence de texte
- Aucun texte n’apparaît dans l’image elle-même. Le sens est déplacé vers le paratexte : le titre agit comme un dispositif interprétatif différé. Pseudomnesia (qui signifie « faux souvenir ») reconfigure rétrospectivement la perception de l’image en révélant sa nature construite. Le langage intervient donc après coup, comme outil de dévoilement critique.
- Relation aux spectaeur.ices (immersif, passif, interactif, etc.)
- L’œuvre repose sur une dynamique en deux temps : d’abord l’adhésion, produite par la vraisemblance esthétique ; ensuite la rupture, lorsque la nature générée de l’image est révélée. Cette bascule engage directement le spectateur dans le dispositif critique : ce n’est pas seulement l’image qui est interrogée, mais les conditions mêmes de sa reconnaissance comme photographie.
- Temporalité de l'oeuvre (ralenti, en boucle, linéraire, etc.)
- L’image ne possède pas de temporalité interne, mais elle met en tension deux régimes temporels incompatibles : un passé simulé (celui de la photographie analogique) et un présent technologique (celui de l’IA générative). Cette disjonction produit un effet de trouble : l’image apparaît comme un artefact mémoriel sans référent, une archive sans événement.
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| Title | Class |
|---|---|
PSEUDOMNESIA: The Electrician |
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