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Title
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PSEUDOMNESIA: The Electrician
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médias reliées au récit artistique
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Promptographie et art génératif
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Date de création
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2022
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Synopsis du récit artistique
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PSEUDOMNESIA : The Electrician est une œuvre de l'artiste allemand Boris Eldagsen (2022) qui met en récit l'IA générative comme machine à fabriquer des mémoires collectives fictives. Générée intégralement par prompts textuels via DALL-E 2, l'image simule l'esthétique des portraits photographiques des années 1940 pour représenter deux femmes qui n'ont jamais existé, incarnant ainsi, visuellement et conceptuellement, ce que son titre nomme : une pseudomnesia, souvenir d'un passé qui n'a jamais eu lieu.
L'œuvre construit un imaginaire de l'IA où cette technologie peut agir comme dispositif de simulation du réel, capable de produire des traces d'une histoire fictive avec une vraisemblance troublante. Elle interroge les fondements mêmes de la photographie comme régime de vérité, et par extension, ce que l'IA fait à notre rapport au document, à la preuve, à la mémoire et à l'authenticité.
En 2023, Eldagsen soumet l'image aux Sony World Photography Awards sans révéler son mode de production. Il remporte le prix, puis le refuse publiquement, transformant l'œuvre en acte performatif critique. Ce geste soulève un débat sur ce que l'IA est, fait et signifie pour les pratiques créatives et les régimes de vérité visuelle.
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Crédits complets
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Image générée par IA (DALL-E 2, OpenAI) sous les indications promptographiques de Boris Eldagsen
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Question centrale mis en jeu par l'oeuvre
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Que devient le régime de preuve photographique, ainsi qu'à l'autorité institutionnelle chargée de le valider, lorsque l'IA générative peut produire des images crédibles sans aucun lien indiciel avec le réel, et à qui revient alors la responsabilité d'en certifier la nature ?
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Position de l'IA/Technologie au sein de l'oeuvre
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L'IA occupe dans Pseudomnesia: The Electrician une position paradoxale : elle est structurellement déterminante tout en étant diégétiquement absente. Rien, dans l'image elle-même, ne signale la présence d'une technologie (ni figure, ni texte, ni indice visuel de génération). Les deux personnages féminins qui occupent le cadre (voir la section « Éléments narratifs ») appartiennent à une iconographie du portrait familial des années 1940 qui ne laisse aucune place, formellement, à l'inscription du dispositif qui les a produits. La technologie ne se donne donc pas comme un personnage, ni comme un objet représenté, ni même comme un motif visible : elle occupe la position de l'instance énonciative retirée, celle qui produit l'énoncé visuel sans jamais s'y montrer, à la manière d'un narrateur absent du récit qu'il rend pourtant possible.
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Réception critique
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L'image remporte la catégorie Creative (catégorie ouverte, non documentaire) des Sony World Photography Awards en mars 2023, l'un des concours de photographie les plus suivis internationalement. Le jury la reconnaît selon les critères esthétiques ordinaires de la catégorie, sans disposer d'un mécanisme de vérification de la provenance des images soumises, soit un angle mort que l'œuvre exploitera précisément.
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Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
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Authenticité et originalité des productions assistées par IA
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Créativité humaine vs créativité artificielle
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Auctorialité et attribution des œuvres générées par IA
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Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
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Nouvelles formes d'expression artistique
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Augmentation des capacités créatives humaines
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Figures de l'IA
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L'IA comme main d'oeuvre
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L'IA comme créateur
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Cadrages idéologiques
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Éthique et responsabilité
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Régulation démocratique de l'IA
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Effets sur le spectateur /public
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Ambivalence
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Émerveillement / fascination
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Méfiance / scepticisme
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Risques et mises en garde
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Désinformation et manipulation de l'information
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Homogénéisation culturelle et appauvrissement créatif