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Titre de l'article, la conférence ou du rapport
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Can Computers Create Art?
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Date de publication ou diffusion
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1 April 2025
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Résumez le document en un bref paragraphe (Type de technologies d'IA ?)
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Dans cette conférence, Aaron Hertzmann (chercheur principal chez Adobe Research et professeur affilié à l’Université de Washington) examine les relations entre art et informatique, en s’intéressant plus spécifiquement au rôle des algorithmes d’intelligence artificielle dans la création artistique.
Il situe d’abord l’essor récent de l’art généré par IA dans un contexte de forte croissance des réseaux neuronaux au cours de la dernière décennie. Des expérimentations comme DeepDream et le neural style transfer, jusqu’aux systèmes contemporains de génération text-to-image, ont suscité un intérêt public considérable et contribué à la diffusion de nouvelles formes artistiques. Ce développement s’est accompagné de discours médiatiques et scientifiques attribuant aux systèmes une forme de capacité créative, participant à construire la figure de l’IA comme artiste.
Hertzmann interroge alors cette hypothèse : les algorithmes peuvent-ils véritablement créer de l’art et être considérés comme des artistes ? Il observe que cette question est souvent abordée soit sous l’angle des capacités techniques (si les images sont convaincantes, la machine serait artiste), soit à partir d’une conception essentialiste de l’art comme activité humaine.
Sa réponse consiste à déplacer le débat : les systèmes d’IA ne sont pas des artistes, mais des technologies permettant aux humains de créer.
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Quel est l'objectif du document?
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L’objectif de la conférence de Hertzmann est de proposer un cadre critique pour penser les relations entre art et intelligence artificielle, en déconstruisant l’idée selon laquelle les systèmes d’IA pourraient être considérés comme des artistes. Il cherche à clarifier un débat largement médiatisé en distinguant les capacités techniques des algorithmes de la notion d’auteur, à repositionner l’IA comme un outil ou un médium au service de pratiques humaines, et à inscrire ces transformations dans une perspective historique en les comparant à d’autres ruptures technologiques comme la photographie. En parallèle, il met en garde contre les récits contemporains qui anthropomorphisent les systèmes et leur attribuent une agentivité trompeuse, afin d’ouvrir une réflexion plus large sur la manière dont l’IA transforme nos façons de produire, de comprendre et de définir l’art.
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Figures narratives employées. Ex. : cerveau artificiel, assistant intelligent, compagnon, etc.)
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Dans cette conférence, plusieurs figures narratives s’articulent et entrent en tension. La plus centrale est celle de l’« IA artiste », largement diffusée dans les discours médiatiques et que Hertzmann cherche explicitement à déconstruire. Il lui oppose la figure de l’IA comme outil ou médium, inscrite dans une continuité historique avec d’autres technologies artistiques comme la photographie. À cela s’ajoute une figure plus implicite, celle de l’IA illusionniste, qui donne l’impression d’une agentivité ou d’une intelligence sans en posséder réellement, notamment à travers des mécanismes d’anthropomorphisation. Enfin, la figure de l’artiste humain demeure structurante, comme porteur d’intention, de sens et d’inscription sociale. L’ensemble de ces figures construit une tension narrative entre une IA conçue comme sujet autonome et une IA comprise comme instrument au service de la création humaine.
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Quels sont les enjeux soulevés autour de l'IA ?
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Créativité humaine vs créativité artificielle
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Auctorialité et attribution des œuvres générées par IA
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Position de l'IA/Technologie au sein du récit
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Dans cette conférence, la technologie occupe une position volontairement subordonnée : elle n'est jamais présentée comme un sujet créateur, mais comme un outil ou un médium mis au service de décisions humaines. Hertzmann construit cette position en s'opposant directement à ce qu'il identifie comme la figure dominante des discours médiatiques sur l'IA en art, celle de l'« IA artiste », qu'il juge fondée sur une confusion entre performance technique et agentivité créative. Il réaffirme que toute production artistique reste ancrée dans des choix humains, que ce soit la conception du système, la sélection des données ou l'interprétation des résultats produits. Pour stabiliser cette position, il inscrit également la technologie dans une continuité historique avec d'autres innovations techniques ayant transformé les pratiques artistiques, notamment la photographie, ce qui lui permet de présenter l'intégration actuelle de l'IA comme un déplacement des pratiques plutôt que comme une rupture radicale ou une substitution de l'agentivité humaine.
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Quelles sont les promesses et bénéfices soulevées autour de l'IA ?
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Nouvelles formes d'expression artistique
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Augmentation des capacités créatives humaines
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Figures de l'IA
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L'IA comme créateur
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Cadrages idéologiques
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Déterminisme technologique
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Neutralité algorithmique (l'IA présentée comme objective)
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Effets sur les spectateur.ices / public
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Émerveillement / fascination
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Méfiance / scepticisme
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Ambivalence
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Risques et mises en garde
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Remise en cause de l'expertise humaine