Y a truc, ça se voit !
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Titre de la conférence
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Y a truc, ça se voit !
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Date de la conférence
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9 April 2021
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Résumé
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Les truquages au cinéma sont concomitants à son invention. Ce n’est certainement pas un hasard si le premier découvreur, Georges Méliès, était prestidigitateur. Les techniques de l’illusion alors utilisées ont mué au gré des évolutions technologiques où les astuces artisanales ont fait place à une industrie à part entière. De grandes périodes se dessinent ; truquages directs à la prise de vue, les trucages en post-production, truquages composites. L’arrivée du numérique a engendré une perfection visuelle, où réel et virtuel se confondent comme jamais. Les visual effects ont succédé aux trucages. Mais au fur et à mesure de ses évolutions, notre regard s’est-il transformé ? percevons-nous les images de la même manière que les générations qui nous ont précédés ? A travers différents exemples, nous tenterons de démontrer que l’approche est plus complexe qu’il n’y parait et que si l’image est polysémique, notre perception elle, est multifactorielle.
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résumé thématique généré par IA
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La conférence explore la complexité et l'évolution des trucages cinématographiques, en mettant l'accent sur leur impact sur la perception visuelle. L'orateur, fort de son expérience de 35 ans en enseignement à l'école Louis-Lumière, souligne l'importance des trucages historiques, tels que ceux de Méliès, pionnier dans l'utilisation de la substitution et de la surimpression pour créer des illusions visuelles. Il aborde également l'évolution vers les trucages modernes, notamment l'utilisation de la truca et des effets numériques, qui ont transformé la façon dont les films sont perçus aujourd'hui. La conférence met en lumière la manière dont les perceptions des spectateurs ont évolué avec les avancées technologiques, influencées par les effets spéciaux dans des films récents comme Harry Potter. L'orateur souligne que notre perception des images est souvent façonnée par des mémorisations antérieures, ce qui influence notre capacité à distinguer le réel de l'imaginaire. Il conclut en expliquant comment les nouvelles techniques de projection à LED, utilisées dans des films comme "First Man", permettent d'atteindre un réalisme quasi parfait, tout en intégrant des éléments des méthodes traditionnelles de trucage. Cette exploration des trucages met en évidence la relation complexe entre technologie, perception et mémoire visuelle.
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Citation tirée de la conférence
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Peut-être avez-vous vu dans mes sous-titres que j'avais orthographié le mot trucage avec un Q et j'avais orthographié le mot trucage avec un C.
Le trucage avec un Q symbolise quelque chose qui est fait directement à la prise de vue, et le trucage avec un C vient finalement du truc qui a été utilisé en cinéma avec un dispositif qu'on a appelé la truca, qui était une machine à truquer. Après, on a utilisé le mot la truca, on a repris ce mot truc, qui était le truc finalement qui venait de la prestidigitation, qui venait de la magie, d'où effectivement il y a eu beaucoup de choses autour des arts trompeurs à ce niveau-là.
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Harry Potter, ce qui est intéressant d'un point de vue de ses évolutions et des trucages, c'est que finalement, Harry Potter court sur une dizaine d'années. Donc, les spécialistes d'effets spéciaux s'accordent à voir les différences qu'il y a entre le premier épisode et les derniers films de la saga. Les trucages ont beaucoup évolué.
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