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[ITMAI] Journée d'étude et ateliers
Intelligence artificielle
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Intelligence artificielle
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« Et donc, la narration véridique nous donne suffisamment de repères pour que le spectateur puisse reconstituer sans trop de difficulté cette unité de l'image mouvement. Les chaînes sensori-moteurs dont nous parle Deleuze suppose des opérations logiques, des liens de causalité, entre les images et respectent les critères du vraisemblable. Cela va avoir son importance quand je vais parler des critères de l'IA. Donc, les critères du vraisemblable qui dessine les contours de la forme du vrai. »
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« Et donc, petit à petit dans ce règne de l'apprentissage machine, dans ce règne du connexionnisme, des réseaux de neurone profonds, dans cet univers de corrélation sans cause, la créativité humaine va avoir une immense chance de retrouver sa fonction d'antidote, c'est-à-dire sa fonction de désapprentissage. Il ne s'agit plus de copier pour imiter, mais pour désapprendre ce qui existe, pour désapprendre une habitude, pour que simplement cette habitude n'entre pas dans le métier. Vous copiez, vous vous observez vous-mêmes comme une tendance, et ainsi on arrive à identifier un espace de liberté. Désapprendre, cet acte est totalement étranger à l'IA. Ça permet d'arpenter les limites de la reproductivité. Donc c'est cette capacité à interrompre une série, à s'extraire d'un genre, qui est vraiment le fait du désapprentissage, autrement dit de la créativité. »
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« Évidemment, on est dans une sorte de feintise ludique partagée, mais aussi dans une stratégie de tromperie. Mais alors cette stratégie de tromperie elle ne se situe pas entre l'individu – ça c'est la partie critique que je vais vraiment présenter vite – on est pas entre l'individu et la machine, mais on est entre l'individu et les GAFAM. Donc ultimement, ce qui nous intéresse, c'est de voir comment ces dispositifs-là produisent un état émotionnel qui nous motive en quelque sorte à dévoiler, à confesser, à parler à ces machines pour livrer de l'information qui ultimement sont soumises à des logiques de valorisation marchande. »
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« I've rather started to draw more with this technology. I draw every night now because I'm looking forward to seeing what kind of illustration AI can make. I think that if he or she really like to paint and draw, he or she ignores this technology as unnecessary, or he or she uses this technology to improve his or her pictures. »
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« Il [Deleuze] donne un certain nombre de concepts que je trouve vraiment pertinents pour aborder l'intelligence artificielle. Il propose de parler à l'égard de ces narrations falscifiantes, de voir des œuvres qui fabriquent des "images cristal" , qui sont constituées de plusieurs facettes, où le virtuel vient directement percuter l'image actuelle à l'écran. Donc, on assiste à une coprésence du passé et du futur, un mélange d'espace, une hybridation de l'espace-temps où le souvenir d'un passé, par exemple, s'accroche à l'image objective. Alors, Deleuze a une fascination pour le cinéma d'Orson Welles et avec raison. Il cite, par exemple, "Citizen Kane" et "F for Fake" . (...) Ce qui intéresse Deleuze, c'est cette situation trouble où le spectateur, tout comme les personnages dans le film ne sont plus capables d'identifier ce qui relève du souvenir, du présent, une forme d'hallucination de la réalité qui entraîne une "déstabilisation" , pour Deleuze, de la forme du vrai. Et cette force déstabilisatrice que Deleuze cherche à analyser dans l'image cinématographique, et on sait que l'image cinématographique lui sert à élaborer une réflexion sur la pensée elle-même, c'est toute la force de l'analyse de Deleuze, il propose de la qualifier de "puissance du faux" . C'est une puissance qui rend les choses incertaines et tend à confronter le spectateur à une forme de dilemme représentationnel. Il ne s'agit pas tant de le tromper et de le confondre, mais de l'amener à réfléchir sur ce qui est réel, imaginaire, vrai ou faux. »
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« Il s'agit, en utilisant ce mot "algorithmique" pour qualifier la gouvernementalité en question, il s'agit seulement de pointer le fait que cette gouvernementalité se développe sur un mode automatisé, à la différence des pratiques classiques de statistiques. En gros, on pourrait appeler ça une gouvernementalité statistique, sauf que nous voulons qualifier ainsi un certain type de pratique statistique, à savoir des pratiques statistiques automatisées, et ce faisant, il ne s'agit pas d'entrer dans une réflexion sur le caractère artificiel de l'intelligence ou la possibilité même d'une intelligence artificielle, ce n'est pas du tout cela qu'on veut pointer, c'est tout simplement le fait que cette automatisation des pratiques statistiques a pour conséquence la possibilité de traiter des données en quantité massive, tout simplement. Autre élément qu'il s'agissait ainsi de pointer ou sur lequel il s'agissait de mettre le doigt en qualifiant cette gouvernementalité d'algorithmique : le fait qu'elle était de nature essentiellement décisionnelle, et non pas descriptive. »
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« Il y a la question des mésusages de l'IA. Alors, on la retrouve dans le domaine créatif, même si elle peut avoir des incidences moins importantes que dans d'autres. On peut aborder, par exemple, la question des deepfakes, des fake news, de différents éléments qui dans des pratiques créatives peuvent, finalement, aussi, être attentatoires aux droits des personnes, être diffamatoires ou causer aussi un préjudice pour le consommateur qui serait, finalement, abusé par ce type de pratiques qui relève aussi des deepfakes. »
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« J'ai une conception restrictive de l'interactivité, que je distingue de l'interaction interpersonnelle, qui selon moi, repose sur la programmation informatique d'intervention matérielle de la lectrice et du lecteur. C'est vraiment lié à la question du programme informatique. »
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« J'aime bien l'expression d'Anne Alombert de "recodage organologique" de l'activité psychique qui introduit ces nouveaux organes artificiels. Comment, justement, si on les comprend de manière continue, ces nouvelles technologies, ces nouveaux organes de l'intelligence artificielle, viennent reconfigurer à la fois nos pratiques, mais nos pratiques qui sont liées avec un milieu technique déjà constitué. Ça joue à différents niveaux. »
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« Je différencierais, peut-être, l'acte de création que parfois nous pouvons associer plutôt à une sorte de création ex nihilo ou qui est, par moment, teintée par une sorte de romantisme du génie artistique pour l'emmener vers l'imitation et l'invention pour ramener l'idée que nous choisissons selon des choses qui se trouvent déjà dans le monde dans lequel nous sommes nés et que nous héritons de nos prédécesseurs, et que nos prédécesseurs ont eu à tenter de comprendre à gérer et à imiter, né, aussi, dans un monde qui ne leur ressemblait pas. Il y a aussi un aspect d'apprentissage à vivre dans un monde qui n'était pas parfaitement fait pour nous que je trouve aussi intéressant comme universitaire. »
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« Je vais commencer par une distinction qui est au cœur de ma définition de la puissance du faux. C'est une distinction oppositionnelle proposée par Deleuze dans ce qu'il appelle "la narration véridique" qui prétend au "vrai" et "la narration falscifiante" qui abandonne cette prétention pour mieux en libérer "les puissances du faux" . Pour Deleuze, la narration véridique, c'est donc celle qui déploie un récit, qui présuppose des enchaînements logiques entre les plans filmiques et des rapports de causalité, qui lie des personnages, des objets, des situations qui sont clairement identifiables. Donc, il ne s'agit pas de penser le dualisme vrai / faux du point de vue du régime de la fiction. Je cite, je l'aime beaucoup, le théoricien Thomas Pavel pour qui la fiction déploie des mondes "incomplets, car on ne saura jamais combien d'enfants a lu Lady Macbeth (...) Inconsistants, car les phrases suivantes sont toutes les deux vraies : 1) Sherlock Holmes habitait Baker Street. 2) Sherlock Holmes n'a jamais habité Baker Street. Irrémédiablement imaginaire enfin, car en cas de besoin d'un détective privé, nul ne cherchera les services de Sherlock Holmes" (Pavel, 1988, p.98) Mais pour Deleuze, il ne s'agit pas de parler de la fiction en terme de vrai ou de faux. Lui, ce qui l'intéresse, c'est la tension entre le véridique et le falsifiant que je vais expliquer tout de suite. »
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« Je vais quand même vous lire cette citation que je trouve très éclairante de Pascal Mougin (2023) "On pourra faire l'hypothèse d'un continuum dynamique entre littérature humaine et littérature machinique et s'aviser que l'enjeu n'est pas de savoir ce qui distinguerait une littérature spécifiquement humaine d'une littérature déléguée à une machine de Turing - question vaine - mais de comprendre ce que devient la littérature dès lors que l'écrivain, sauf à faire sécession du monde, est comme tout un chacun en relation quotidienne avec les IA qui opèrent dans l'environnement numérique. De même que l'appareil photo et la caméra ont changé les manières de voir et donc d'écrire, de même l'IA informe aujourd'hui la subjectivité humaine au point que l'écrivain, qu'il sollicite ou non l'IA, est d'ores et déjà un tant soit peu augmenté par les potentialités de celle-ci." »
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« L'IA génératif suscite des rhétoriques, des imaginaires sociaux dans la sphère médiatique et dans l'espace social. Elle s'inscrit donc dans un contexte d'hypermnésie ayant institué, on le sait, une crise de la vérité où les valeurs d'authenticité, de légitimité et d'autorité sont mises à mal. Les "deepfakes" sont utilisés à des fins de tromperie et de manipulation pour générer des fausses nouvelles, des canulars, en faisant émerger de nouvelles formes d'exploitation qui mettent en jeu plusieurs aspects de la vie sociale. Ces falsifications algorithmiques deviennent problématiques lorsqu'elles circulent dans un écosystème socionumérique déjà fragile où il est de plus en plus difficile de distinguer le vrai et le faux. »
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« L'idée n'est pas qu'on doive protéger tout acte de création, mais on protège celui qui est original. L'originalité a évidemment toutes sortes de définitions selon les approches de droit d'auteur. Je préfère rester dans une approche que je dirais plus "fancophone" ce qui me permet de passer sur quelques mots sur le statut d'auteur. »
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« La créativité, ici, c'est le fait de modifier une distribution des probabilités pour augmenter les probabilités d'une chose qui, dans une distribution linguistique, serait normalement moins probable. »
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« Là on assiste à quelque chose de marquant. En fait, parmi nos plus jeunes chercheurs, on gagne énormément de compétences en deep learning, et c'est intéressant parce que ce sont des gens qui sont capables de faire des réseaux formidables, on obtient des outils qui sont souvent beaucoup plus performants que ce qu'on avait avant, des possibilités de création comme on a vu ce matin, des choses très intéressantes. Et, à côté de ça, on perd réellement des compétences en mathématiques. Moi, ma formation, c'est de la vision par ordinateur, et il y a un temps où tout le monde savait calibrer des caméras du point de vue mathématique, alors que maintenant, dans les mêmes conférences, tout le monde sait faire du réseau, mais en fait c'est beaucoup de maths qui sont perdues en fait, personne sait comment calibrer une caméra. »
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« Là où le bas blesse, ce sera le cœur de ma présentation, c'est qu'aux sources de la tromperie du transhumanisme, selon moi, c'est de nous faire croire que l'intelligence artificielle n'est que scientifique, qu'il n'y a pas de contexte idéologique, que le transhumanisme est apolitique. Et, donc, au final, c'est une idée qu'on entend encore souvent, que la technologie est neutre et que, en fait, ça dépend de ce qu'on en fait, qu'il faut qu'on les mette entre les mains des bonnes personnes, mais évidemment, tout est dans le définition de ce qu'est une bonne personne. »
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« Le concept de puissance du faux, il apparaît dans les travaux de Deleuze qu'il consacre au cinéma, dans "L'image mouvement" (1983) et "L'image-temps" (1985), dans lesquels il élabore, on peut dire, une classification de signes. Ça me parle tout particulièrement, en tant que sémiologue de formation. Une classification de signes, donc, susceptibles de rendre compte des spécificités et des qualités de l'image mouvement, de l'image temps, l'image cinématographique. C'est une étude qui est à la fois sémiotique, esthétique, philosophique, et qui cherchait à se dégager de l'emprise, à l'époque, des études cinématographiques dominées par les approches narratologiques. Il s'agit là, pour Deleuze, mais aussi si on pense à ses travaux avec Guattari, de s'affranchir d'une certaine forme de structuralisme qui s'appuyait sur la linguistique et ses outils pour analyser une quantité d'objets dont le cinéma. On peut penser aux travaux de Christian Metz (1964) qui cherchait aussi à sortir de cette emprise. Deleuze nous explique que le cinéma n'est pas structuré comme un langage, donc contre Christian Metz. Il nous dit que c'est une matière signalétique qui comporte des traits de modulation de toutes sortes : sensorielles, kinésiques, intensifs, affectifs, rythmiques, tonals... Il nous parle d'une masse plastique, d'une matière insignifiante et asyntaxique. Ça a une certaine importance du point de vue des choses qu'on va voir tout de suite après. »
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« Le deuxième constat, aussi important dans la formation au doctorat, on part de l'idée qu'on forme forme les jeunes doctorants ou les futurs doctorants, peu importe l'âge, parce que quelqu'un qui fait un doctorat, c'est quelqu'un qui veut faire une carrière académique et de chercheur, on adopte aussi quelqu'un qui a une relation professionnelle à la connaissance. Parce que lui, c'est un professionnel de la connaissance qui va travailler. Donc, l'IA aussi, entre parenthèses, nous pique une partie de cette professionnalisation de la connaissance. Parce que la connaissance, elle va de plus en plus vers l'IA. »
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« Le doctorant travaille sur une masse de connaissances qui est énorme. Énorme. Donc, dans l'écriture post-numérique, ce que je vais proposer à mes collègues et qui sera notre rôle, qui sera le rôle de formation doctorale et de l'écriture. Alors, même, j'ai été très loin, j'ai beaucoup discuté avec ChatGPT autour de ces questions. Je voulais savoir comment il voyait les choses, lui aussi. Où il va ? Et je voulais vivre l'expérience. J'aimerais bien vous entendre là-dessus. J'ai peu de choses à vous dire, mais sans doute avez-vous plein de choses à me raconter. Il se trouve que dans la formation doctorale, si je considère que l'IA génératif (on n'utilise pas forcément ChatGPT, on utilise un truc un peu plus simple, mais l'IA est un peu plus objective et un peu moins commerciale), nous avons cette question : qu'attendons-nous de la thèse si on utilise l'intelligence artificielle générative ? Inconsciemment, là, j'ai fait une semaine intensive sur le métaverse dans la ville. Et il n'y a pas un jour qui ait passé sans parler de l'éthique. Donc, il y a une éthique. La question d'éthique, d'usage d'information, de la qualité de l'information, la référenciation... Donc dans la thèse, on va faire un effort pour voir les dimensions "éthicales" chez le doctorant. On va évaluer son sens de l'analyse critique. Parce que l'IA va lui donner beaucoup. Est-il en mesure de consommer cette information ? Est-il capable de se mettre en position de pensée critique et aller un peu plus loin ? On ne va pas juger le doctorant, dans l'avenir proche, sur sa contribution à la connaissance brutale parce que l'IA génératif peut faire des analyses de connaissance générée, mais on va trouver qu'on va rentrer au niveau de ce qu'on appelle la méta-intelligence. »
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« Le non réel : pourquoi aujourd'hui, nous sommes vraiment dans une ère où il faut peut-être repenser ce qu'on implique comme étant une représentation du réel. »
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« Le retour sur ce travail, c'est déjà une tentative de mieux définir le terme d'authenticité qui est chargé de sens, bien sûr. Il peut être compris à la lumière des écrits de Walter Benjamin, évidemment, mais il faut rappeler d'abord qu'il comprend deux significations bien distinctes. C'est-à-dire, d'une part la question de l'origine ou de la paternité : d'où vient l'œuvre, d'où vient le document. Puis, d'autre part, ce qui fait autorité. Donc, il y a l'originel, l'origine, originalité qu'on pourrait presque dire, et autorité dans le sens, là, de la conformité, de ce qui se conforme à l'original. Ici, je reprends une définition conventionnelle, commune, du terme. Pour revenir sur le sens donné à Benjamin, j'ai compris que c'était un sens un petit peu complexe. Le sens donné par Benjamin à ce terme fluctue et renvoie davantage à la reproductibilité technique, comme on le sait, et à une philosophie de l'aura de l'art. Cette aura ou ce terme d'authenticité chez Benjamin est controversé. Notamment, il y a un article de Bruno Latour sur le sujet qui revient sur des erreurs de logique quant à la façon dont Benjamin explicite le terme. Ce qu'on peut dire aussi, c'est que dans une ère marquée par l'hypermédiatisation, la reproductibilité technique des images semble finalement participer d'une diversité de processus de création originaux. Donc, je pense, par exemple, au "sampling" dans la création sonore, mais on peut penser aussi à un artiste ou à une œuvre comme celle de Nam June Paik qui, agissant sur les tubes cathodiques, opérant directement sur l'appareil technique, modifie le flux des images et donc, produit une œuvre originale qui se dégage, d'ailleurs, du contexte des médias de masse duquel il fait œuvre. Donc, le concept de Benjamin est un peu compliqué à appliqué pour parler des productions de l'IA générative. »
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« Les amateurs découvrent des comètes, pourquoi ? Parce que les astrophysiciens s'en moquent des comètes, ils ont des appareils pour voir des trous noirs. Donc les comètes les intéressent très peu. Ils laissent cela aux jeunes. [...] Mais, celui qui trouve des comètes, ce n'est pas avec le télescope que j'ai et qui grossit trente fois, que j'ai depuis quarante ans. C'est avec les télescopes assez chers. La notion de preuve, voyez-vous, effectivement, évolue dans le temps. Mais pourquoi l'accepte-t-on ? Il y a un rapport de force économique. La femme en Inde ne peut pas faire la science qui est celle de Harvard. Ce n'est pas parce qu'elle n'est pas intelligente, c'est parce que ça coûte un milliard. Dans son université, ils ont cent million. La discussion est close, elle n'aura pas le Nobel. [...] Oui, l'évolution de la notion de preuve qu'on observe et la division du travail, c'est de la sociologie classique. »
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« Les deep fakes sont des contenus audio ou vidéo de synthèse qui vont avoir été modifiés en utilisant différentes techniques d'apprentissage profond, le fameux deeplearning en terme d'intelligence artificielle, pour créer des vidéos qui ont l'apparence d'être véridiques ou qui souvent auront été créés dans l'intention de tromper le public. »
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« Les deep fakes sont devenus des appâts par le nombre de vues et de clics qu'ils suscitent, et si on les replace dans cette histoire longue de l'image d'actualité, sachant que l'information est devenue un spectacle et qu'elle influence en tant que tel le débat public, la vidéo de Nancy Pelosi qu'on a évoquée tout à l'heure se laisse regarder dans ce contexte de personnalisation de la vie politique. L'image-spectacle devient image-événement, et donc ce deep fake est devenu un deep fake-événement en quelque sorte, et au fond ce deep fake se comprend comme produit de cette évolution. D'ailleurs, ce qui est assez troublant c'est que l'image d'actualité que représentent certains deep fakes, pas tous mais un certain nombre en tout cas, s'inscrivent dans un élan scientiste et positiviste qui vise à fournir au public la représentation la plus exacte de la réalité, afin de la capturer grâce à la performance croissante des technologies utilisées [...]. Or, ces mêmes progrès techniques qui permettent de capturer la réalité sont aussi ceux qui vont permettre de trafiquer ces représentations de la réalité, comme dans les deep fakes. »
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