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Quelles sont les propriétés de l'IAg en tant que média artistique ?
A-t-elle une spécificité esthétique (indétermination, dérive, latence, perception machinique) ou ne fait-elle que simuler les médiums qui la précèdent ?
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Qui a accès à la production culturelle ?
Le récit de la démocratisation créative résiste-t-il à la concentration des infrastructures, à l'homogénéisation esthétique et aux asymétries linguistiques, culturelles et territoriales ?
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Que devient l'original quand tout est générable ?
Comment se reformulent l'authenticité, le faux, la voix et le patrimoine, et à qui revient la charge de certifier le vrai ?
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Sur quel travail invisible reposent les modèles génératifs ?
Comment les récits de l'automatisation créative rendent-ils invisibles la constitution des corpus, l'annotation et la captation des styles ?
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L'IA augmente-t-elle ou remplace-t-elle la créativité ?
Comment ce binôme, largement forgé par l'industrie, structure-t-il les discours, et que masque-t-il des transformations concrètes du travail créatif ?
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Qui est l'auteur quand la machine produit ?
Comment l'auctorialité, l'attribution et la propriété se reconfigurent-elles quand l'œuvre résulte d'un modèle entraîné sur le travail d'autrui ?
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Qui mesure l'empreinte de l'IA ?
Selon quelles méthodes, et comment les récits de sobriété et d'« IA verte » coexistent-ils avec une croissance matérielle documentée ?
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L'IA peut-elle faire parler le non-humain ?
Quels régimes d'énonciation et quelles revendications politiques naissent de la « traduction » algorithmique des espèces ?
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Que devient le vivant quand il est modélisé ?
Quand le vivant est capté, modélisé et optimisé par des systèmes automatisés, existe-t-il des manières non extractives d'entrer en relation avec lui par la technique ?
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L'IA peut-elle « gérer » la planète ?
Comment le récit techno-solutionniste fait-il de l'environnement un système calculable et dépolitise-t-il la décision écologique ?
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Que fait l'IA aux territoires, à l'eau et à l'énergie ?
Comment le récit d'une IA « immatérielle » (le nuage, l'algorithme) entre-t-il en tension avec la réalité matérielle des centres de données ?
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Qui répond des décisions médicales de l'IA ?
Quels mécanismes de gouvernance, de responsabilité et de transparence encadrent la délégation à la machine quand la décision engage l'existence, jusqu'à la fin de vie ?
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L'IA creuse-t-elle les inégalités d'accès aux soins ?
Comment les biais des données et des choix de conception reconfigurent-ils l'accès aux soins, et quelles formes de justice algorithmique et épistémique y répondent ?
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Peut-on consentir face à une IA opaque ?
Le consentement éclairé reste-t-il possible pour les personnes vulnérables (aînés, troubles cognitifs, mineurs, détresse psychique) sans reproduire les inégalités qu'il prétend corriger ?
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Que devient le récit du patient ?
Quand l'IA s'interpose dans la production, la transcription et l'interprétation de ce récit, que deviennent l'écoute du clinicien et l'identité de la personne soignée ?
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Une machine peut-elle « prendre soin » ?
Dans quelle mesure les dispositifs d'IA accomplissent-ils les gestes du care, et que révèle cette épreuve de la dimension relationnelle et politique du soin ?